jeudi, 10 mars 2005
Les 35 heures ou comment une bonne idée s’est transformé en fléau national.
L’idée des 35 heures est de mieux partager le travail. On travaille moins et plus de monde travaille. On se partage en un plus grand nombre de part le gâteau des salaires.
Mais évidemment, pour que ce partage soit économiquement viable, le gâteau n’est pas censé augmenter, surtout dans ces temps de concurrence internationale accrue. Si le gâteau (c à d le montant des salaires versé aux employés par les entreprises ou l’état) augmente les entreprises françaises seront encore moins compétitives et créeront moins ou aucun emploi.
Eh bien, cette évidence a été totalement oubliée. On a appliqué les 35 heures payées 39, ce qui revient à une augmentation de 10% (4heures / 39heures = 10% d’augmentation du taux horaire) pour tous les salariés.
Et ensuite, il faut employer des salariés pour faire le travail qui n’est pas effectué pendant les 4 heures manquantes soit 10% d’augmentation de plus.
On arrive donc à 20% de coût en plus pour les entreprises (du point de vue des salaires qui représentent entre 60 et 70% de leur dépense).
Déjà que nous n’étions pas très compétitifs face aux autres pays, voilà le coup de grâce.
Quelle a été l’application concrète sur le terrain ?
Les grandes entreprises qui ont les reins assez solides, on réussit à passer ce cap sans trop de souci. Mais désormais, il ne faut plus compter sur elles pour faire des programmes de recherche et développement en France, elles iront vers des cieux plus cléments et l’Europe n’en manque pas.
Les PME/PMI accusent le coup. Leur faible résultat le prouve. Ce secteur est en crise alors qu’il est l’ossature même de notre tissu économique.
Enfin, le secteur public. Une grande réussite. Mais où a-t-on trouvé les 20% nécessaires ??? Eh bien, les contribuables et les entreprises sont là pour ça !!!! Et ainsi, on augmente encore la pression fiscale sur des structures déjà à l’agonie.
Et voilà, comment aboutir à l’inverse de ce que l’on voulait, c à d à une augmentation du chômage.
Merci qui ? Merci Aubry
17:35 Publié dans 35 heures | Lien permanent | Commentaires (4) | Envoyer cette note

