mardi, 21 juin 2005

Qui croire???

Voici 2 articles plutot contradictoires et disponibles sur la même page.

L'un présente le parcours d'un BAC + 10 manutentionaire et l'autre nous parle des nombreux débouchés qu'offrent les grandes écoles d'ingénieurs et fini par un mensonge :

"Post-scriptum
Quels que soient leurs choix, les ingénieurs ont la cote auprès des recruteurs. D'après la dernière enquête du CNISF, publiée en 2003, près de 50% des jeunes diplômés sont embauchés avant de sortir de l'école. Pour les autres, le temps de recherche du premier emploi est de trois mois en moyenne."

Hors selon les études de la conférence des grandes écoles et celles de l'apec, seul 1 jeune ingénieur sur 2 a trouvé un emploi en 2003.

mercredi, 15 juin 2005

STAGE : l'arme absolue de la reproduction sociale

Le stage ne serait il pas l'arme absolue pour masquer la reproduction sociale?

En effet, vu le marché de l'emploi particulièrement tendu actuellement, on voit fleurir les annonces précisant stages significatifs. Hors, quel est le pourcentage des stages qui sont trouvés à l'aide du "réseau relationnel"?

De par mon expérience, je l'estime à 70% voire plus. Donc, la qualité de votre réseau relationnel directement liée à votre niveau social est fortement corrélée avec la qualité des stages que vous allez effectuer et donc à votre facilité que vous aurez à trouver votre premier emploi.

Je suis issu d'une famille de classe moyenne d'une petite ville du sud de la France et, ayant les capacités pour faire des études, j'ai poursuivit sans me posser trop de questions sur mon avenir puisque tout le monde disait "Oh oui, avec ta formation, tu n'auras aucun problème à trouver un emploi"

Lors de plusieurs entretiens, on m'a demandé ce que font mes parents - question que je trouve totalement discriminatoire - et j'y ai répondu. A la suite de ma réponse, j'ai eu droit à une question particulièrement revélatrice de l'ouverture d'esprit de certains DRH qui sont pourtant censés nous juger. On m'a demandé pourquoi je m'étais dirigé vers une grande école d'ingénieur alors que rien ne m'y poussait (sous entendu, je viens d'une petite ville et il n'y a pas d'ingénieur dans mon entourage direct) ou plus franchement :

Pourquoi avez vous tenté de faire fléchir la règle de la reproduction sociale?


Je ne me suis rendu compte de la portée de cette question qu'après la fin de l'entretien. Cette même personne m'avait dit que mon CV présentait un parcours parfait mais j'ai n'ai pourtant pas été retenu pour le poste.

Avoir des parents bien placés socialement est bien plus efficace qu'un quelconque diplôme même d'une école réputée. Voila la réalité de la France actuelle!!

Déja 8 mois...

Par cette note , je vais donner un aspect plus personnel à ce blog. En effet, je vais parler de ma recherche d'emploi. Voilà 8 mois que je suis diplômé d'"une grande école d'ingénieur" et que je cherche un emploi.

Mon bilan est loin d'être furctueux : Plus de 200 candidatures envoyées et seulement 7 petits entretiens au compteur.

Et malgrè cela, les classements et autres statistiques diffusés par la presse restent inchangés et donne pour mon école une durée moyenne de recherche de 3 mois et un salaire situé entre 34 et 36k€. Tout de même, les gens qui ont la chance d'avoir un emploi (les journalistes dans ce cas) pourraient avoir l'obligeance de faire correctement leur travail.

jeudi, 02 juin 2005

Syndicalisme à la française...

Au lendemain de référendum, la classe politique française prone le rassemblement et le dialogue social pour enfin trouver des mesures pour lutter efficacement contre le chômage.

Le dialogue social consiste à mettre les représentants syndicaux et le gouvernement autour d'une table et de lancer le débat en espérant que celui-ci aboutisse sur quelque chose de concret.

Et bien, moi, j'affirme, qu'en l'état, ce dialogue n'aboutira jamais.

En effet, le problème se trouve au niveau des représentants syndicaux qui n'ont de représentant que le nom.

Le taux de syndicalisation en France est le plus faible d'Europe (moins de 10%) et les membres sont soit salariés de grandes entreprises soit fonctionnaires ou assimilés. Le niveau de syndicalisation dans les PME est voisin de zéro.

Le rôle fondamental du syndicalisme est de donner la parole aux salariés mais à tous les salariés et non pas seulement à une certaine partie.

Avec ce taux aussi ridiculement bas, les syndicats n'ont plus aucune légitimité dans leurs revendications pourtant nombreuses. Ils se sont transformé en puissant lobbying en faveur de leurs membres et de en monstres de la communication parvenant à convaincre la majorité de la population qu'ils agissent pour l'interêt général. On peut remarquer notamment les réactions des personnes lors des grèves disant "Ils défendent leur beefsteak" sans penser que leur beefsteaf est le notre via les impots.

Et cela n'est pas prêt de changer. Il suffit de regarder leur mode de financement. La majeure partie de leur entrée d'argent provient des grandes entreprises privés et publiques où ils sont élus en tant que représentant du personnel et touchent une certaine somme proportionelle aux resultats des votes.

Donc, les syndicats voyant leur nombre de membres diminuer, se consacrent entièrement à ces niches (j'utilise volontairement ce mot commercial) d'adhérents et tentent de leur octroyer le maximum d'avantages au détriment bien sur du reste de la population française.

Même dans le syndicalisme, tout n'est qu'histoire de gros sous.

mercredi, 01 juin 2005

L'après référendum

Après la victoire du NON au référendum, les analyses et les exigences des différents partis vont bon train.

Chacun y va de sa critique et tente d'éviter toute responsabilité dans cette débacle. On peut noter l'attitude partuculièrement honorable du partis socialiste qui accuse le gouvernement d'être le responsable de ce vote de protestation et ne remet d'aucune manière en cause sa capacité à convaincre les membres et les sympathisants des mouvements de gauche.

Pour la plupart, ils demandent au minimum une dissolution de l'assemblée ou au mieux une démission de président de la république.

Mais, sur quels éléments se basent ils pour avoir de telles revendications?

Il n'est écrit nulle part qu'après un référendum une quelconque action du gouvernement doit être prise.

Si le gouvernement devait s'adapter à chaque résultat de vote après les municipales, après les européennes, après les cantonales, après les régionales, on aurait un gouvernement girouette qui n'aurait aucune ligne politique et ce serait le meilleur moyen pour ne pas avancer.

Un gouvernement (les députés) est élu pour 5 ans et doit mettre sa politique en place durant le temps qui lui est imparti. Ensuite, il y a un retour au urne pour que le peuple juge son action. Il me parait utile de rappeler ce fonctionnement simple de la démocratie qui n'est apparement pas assimilé par l'ensemble de la population.

17:40 Publié dans Europe | Lien permanent | Commentaires (2) | Envoyer cette note | Tags : Europe

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